• Sarah Capdevielle-Cardot

❄️ SKI - Attention aux entorses du genou ❄️

Mis à jour : 8 mai 2018

De plus en plus pratiqué par les Français, le ski alpin est responsable de nombreux accidents chaque année :

  • Plus de 5 millions de français pratiquent le ski chaque année

  • 55 millions de journées skiées

  • 140 000 accidents de sport d'hiver / an tous sports confondus

  • L'incidence du risque est établie à 2,66 / 1000 skieurs / jour

  • Les entorses du genou représentent environ un tiers des lésions en ski alpin

  • Près d'1 entorse sur 2 correspond à une rupture du ligament croisé (LCA), lésion particulièrement grave en ski alpin

  • Les femmes de plus de 25 ans sont 3,5 fois plus exposées que les hommes Source : Médecins de Montagne – 2000



L'entorse du genou : un risque mal connu par l'opinion publique

Depuis 15 ans, le taux d'entorses du genou a considérablement augmenté. Aujourd'hui, ce type d'accident représente, avec près de 32,6% des lésions, le premier risque traumatique en ski alpin.

Les lésions graves, à savoir les ruptures du ligament croisé antérieur (LCA), sont fréquentes chez l'adulte. Elles touchent les skieurs de tous les niveaux, du débutant au compétiteur en passant par le professionnel.

Les chiffres démontrent cependant que les femmes de plus de 25 ans sont plus particulièrement exposées : le risque de rupture du LCA étant 3,5 fois supérieur à celui de l'homme.

Si le mauvais réglage des fixations est responsable de 43% des entorses du genou, l'absence d'entraînement physique a aussi une forte incidence sur ce type de lésion.

Ainsi, l'entorse du genou, si courante soit-elle, n'est pas une fatalité. Un simple contrôle du réglage des fixations auprès d’un professionnel, chaque saison, associé à une préparation physique et sportive avant le grand départ permettrait d’éviter un bon nombre d’accidents.


Les ligaments croisés sont les ligaments situés au centre de l’articulation du genou:

ils assurent une grande partie de la stabilité de cette articulation.



On constate que les ruptures du LCA (ligament croisé antérieur) représentent 20% du total des lésions chez la femme, contre 9,2 % chez l'homme. Quantitativement, on dénombre 2 femmes blessées pour 1 homme, alors que le comptage témoin au pied des pistes montre une répartition de 35% de femmes skieuses pour 65% d'hommes.

A partir de 25 ans, le nombre de femmes victimes de rupture du LCA est 3 fois plus élevé que chez les hommes.





La rupture survient souvent à la suite d’un mouvement de torsion lent ou lors de chutes anodines (descente de télésiège et faute technique), particulièrement chez les débutantes.

Les femmes sont plus vulnérables aux entorses pour différentes raisons :

  • Des raisons anatomiques : la forme du genou en X (genu valgum) et l’hyperlaxité ligamentaire plus fréquente chez la femme sont des facteurs de risques reconnus.

  • Des raisons liées à la condition physique : moins sportives que les hommes en général, elles ont une protection musculaire de leurs genoux moins efficace.

Une rupture du LCA a des conséquences importantes.


En effet, le genou est une articulation, dont les quatre ligaments permettent de stabiliser les os entre eux. En cas de rupture d'un des éléments du pivot central, (LCA ou LCP), il y a peu de chance de cicatrisation spontanée.

Les victimes d’une rupture d’un ligament croisé risquent donc :

  • Une instabilité persistante du genou qui peut entraîner une gêne dans la vie courante et la possibilité d’une évolution rapide vers une arthrose de l’articulation du genou.

  • Une interdiction de pratiquer certains sports qui sollicitent le pivot du genou (football, tennis ...) sans une intervention chirurgicale avec une longue période de rééducation.

  • Une appréhension latente sur la résistance de leur genou, au moindre effort, qui les fragilise psychologiquement.



Un phénomène récent d'abord lié à l'évolution de l'équipement


La rupture du ligament croisé antérieur, dit LCA, est un phénomène récent qui est apparu seulement dans les années 80/90.

En effet, dans les années 50/60, ce sont les fractures de la jambe qui dominent.

Elles étaient essentiellement la cause de l’absence de fixations de sécurité.


Progressivement, la pathologie s’est déplacée vers le haut. Le blocage de la cheville par la chaussure de ski moderne, qui permet une conduite du ski plus facile, joue probablement un rôle important. La chaussure de ski limite les rotations au niveau de la cheville et transmet plus directement les mouvements du ski au niveau de l'articulation du genou.

Les chaussures de ski immobilisent de plus en plus la cheville, laquelle a perdu quasiment toute possibilité d’amortissement des efforts. Les lésions ont donc tendance à remonter vers le genou.

D'autres facteurs contribuent également à rendre le genou plus vulnérable :

  • Le type de chaussures : les chaussures de ski ont une tige haute et rigide conduisant l’ensemble des forces de réaction vers le haut de la jambe.

  • L’entretien mécanique des pistes : l’amélioration de leur préparation et leur nivellement permettent à des skieurs de niveau modeste de skier à des allures qu’ils contrôlent souvent mal.

  • La longueur des skis : plus le ski est long, plus les forces transmises au genou sont importantes. La longueur des skis a diminué ces dernières années et il est conseillé d’utiliser les skis les plus courts possibles. Aujourd'hui, plusieurs facteurs sont particulièrement mis en cause dans l'entorse du genou :

  • Une absence de préparation physique avant de remonter sur des skis.

  • Des fixations de ski mal réglées : 50 % d'entre elles sont réglées hors norme.

  • L’inattention du skieur conduisant à des fautes techniques.



#ski #chiropracteur #marseille #capchiro #blog #sports #sportaddict #sportlovers #ski #snow #snowboard #vacances #entorses #ligament #prévention


source: http://inpes.santepubliquefrance.fr/70000/dp/01/dp011206.pdf

39 vues